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Petits sauts et grands bonds

Suite à la lecture d’un article très intéressant sur le sujet, je me suis efforcé de faire du geomapping en retraçant sur une carte les chemins suivis par mes ancêtres au cours des siècles. C’est ainsi que, remontant ma branche patronymique, j’ai mis au point cette carte.

Comme on peut le lire ici, la branche de Druesne dont je fais partie est originaire de Forest-en-Cambrésis, un tout petit village du Nord de la France. Forest est très proche de Ruesnes, dont est originaire mon nom de famille. Je ne sais pas à quelle époque mes lointains ancêtres ont parcouru les quelques kilomètres qui séparent Ruesnes et Forest ; il semble cependant que cette époque soit très lointaine, car un certain Nicaise de Ruesnes est déjà mentionné à Forest en 1387.

À Forest, la famille est relativement riche ; assez, en tout cas, pour que mon ancêtre François Simon Druesne offre le 9 septembre 1692 à son fils Simon une propriété de grande taille, qui avait l’habitude de recevoir les souverains de passage dans la région, et qui existe toujours aujourd’hui ; il s’agit de la ferme de la Couronne (j’en parle ici). Pierre Druesne, le premier fils de Simon, quant à lui, hérite vraisemblablement d’une terre appelée La Lumerette (j’en parle aussi ici), qu’il revendra le 6 mai 1710, complètement ruiné.

Le petit-fils de Pierre, Jean-Baptiste (1725-1788), émigre vers 1747 à Maurage, à cinquante kilomètres de Forest, lors de son mariage avec Antoinette Bail. Tous deux sont à l’origine d’une grande branche de Druesne, qui adopte rapidement l’orthographe « Druenne » et qui occupa la région de Maurage pendant presque deux siècles. Le 13 avril 1929, cependant, Désiré Druenne (1904-1950) épouse à Lobbes Anna Briquet (1905-1971). C’est alors qu’il s’installe dans ce village près de Thuin, à proximité de l’église des Bonniers. Vers 1930, après la naissance de son fils Jacques, il déménage un peu plus loin, sur la route des Waibes, alors appelée route de Thuin, où il meurt le 23 septembre 1950. Jacques vivra dans cette maison pendant toute sa vie, et c’est en 2000 que Mary Reul, veuve de Jacques, revend la maison pour s’installer à Biercée, à quelques kilomètres de Lobbes.