| 1872 |
Il est condamné au bagne en Nouvelle-Calédonie suite à sa participation à la Commune de Paris : matricule 2146, cote de référence FR ANOM COL H 78, code de communication FM H78/druennejul. Il est là fait mention d’une déportation simple, et non d’une déportation en enceinte fortifiée – contrairement à ce qui sera expliqué dans les journaux quelques années plus tard ; voir plus bas. |
Île des Pins, Nouvelle-Calédonie |
– Archives nationales d’Outre-Mer
– La Commune Vécue, p.408
– Google Maps |
| Octobre 1879 |
Ivre, il agresse des agents sur la voie publique, place Cambronne. En conséquence, il est condamné à un mois de prison et cinq francs d’amende. |
Paris |
– 31/10/1879, La Gazette des Tribunaux, Paris, p.2 : « Jules César Druenne, quarante-neuf ans, charretier, condamné à la déportation dans une enceinte fortifiée pour faits relatifs à la Commune, et, en outre, en 1870, à un mois de prison pour vol. À dix heures du soir, place Cambronne, il a été arrêté dans un état d’ivresse manifeste, a traité les agents de canailles, d’imbéciles, ajoutant : « Si je vous tenais dans un coin, je vous bourrerais de coups de poing. » Le Tribunal [de police correctionnelle] l’a condamné à un mois de prison pour le délit, et à 5 francs d’amende pour l’ivresse. Il était arrivé à Paris de l’avant-veille. »
– 1/11/1879, Le Figaro, Paris, p.2 : « Autre amnistié. Celui-là s’appelle Jules-César Druenne. Il a été deux fois condamné, d’abord pour vol, et plus tard à la déportation dans une enceinte fortifiée, pour participation à la Commune. Le Tribunal l’a condamné à un mois de prison, pour avoir traité les gardiens de la paix de canailles, d’imbéciles, et les avoir menacés dans les termes les plus abominables. »
– 4/11/1879, Le Gaulois, Paris, p.2 : « Le tribunal correctionnel jugeait, avant-hier, trois autres amnistiés, prévenus d’outrages aux agents. Le premier, Jules Druenne, charretier, a déjà été condamné, en 1870, à un mois de prison pour vol. Après la Commune, il a été condamné à la déportation dans une enceinte fortifiée. Arrêté, l’autre soir, en état d’ivresse, place Cambronne, il a traité les gardiens de la paix de « canailles et d’imbéciles », ajoutant : « Si je vous tenais dans un coin, je vous bourrerais de coups de poing. » Le tribunal l’a condamné à un mois de prison pour outrages aux agents, et à 5 fr. d’amende pour ivresse. » |